La CENI à pied d’oeuvre
A cinq jours des élections, le bureau local de la CENI à Bunyakiri attend toujours les listes d’électeurs et les bulletins de vote qui doivent être dispatchés dans quelques 160 bureaux de vote. Un retard inquiétant, de nature à mettre en péril la bonne tenue des élections lundi prochain.
Dans son bureau, malgré l’urgence de la situation, le «PréLog» (Préposé à la logistique) de la CENI à Bunyakiri garde son calme et demeure confiant: «C’est Kinshasa qui conduit la voiture. Nous, nous ne sommes que les passagers» répond-il lorsqu’on lui demande s’il ne craint pas que les populations ne s’en prennent à ses bureaux au cas où les bulletins de vote et les listes d’électeurs n’arrivent pas à temps. «Les gens peuvent se révolter pour rien. Ce n’est pas à mon niveau que ça se passe, mais à Kinshasa.»
Jusqu’aujourd’hui, un important travail a été abattu, et continue d’être abattu par la CENI. Les dernières activités en cours: le déploiement d’une bonne partie du matériel électoral (kits bureautiques et kits de formations), l’affichage des listes des membres des bureaux de vote et les formations en cascade des agents électoraux qui travailleront le jour du vote.
Malgré ces efforts, sans les listes d’électeurs et les bulletins de vote, pas d’élections possibles ce lundi. L’enjeu est donc crucial. Le PréLog nous en explique l’importance et aborde les défis sécuritaires qui se posent pour la bonne tenue des élections dans une zone où des groupes armés demeurent actifs.







